Où est le public dans la commande publique ?

Une démarche de participation nécessite plus de temps que celui envisagé dans les appels d’offre ou appels à projet. La formulation de ceux-ci nécessite aussi plus de souplesse si l’on veut pouvoir associer la population et répondre à ses attentes tout au long de la conception et de la mise en œuvre du projet. Une meilleure pédagogie et une plus grande publicité auprès du public en amont sont indispensables pour une implication et une appropriation des nouveaux projets par les habitants.
Nous proposons ici un extrait d’un texte du collectif ETC publié dans l’ouvrage AlterArchitectures en 2012.

Des architectures ordinaires – par le Collectif ETC

“Interrogeons aussi le financement des projets. D’où provient l’argent ? N’hésitons pas à ré-interroger le système économique et sa complexité. Interroger les économies de projet c’est développer l’ingéniosité. Repenser le jeu des acteurs, les transversalités des compétences et les règles en vigueur. Formuler des alternatives et les expérimenter.
Et ainsi de suite à chaque étape, à chaque parole, à chaque envie.
Et de temps en temps, nous, les architectes, construisons des espaces publics.
Nous les construisons en ville. Ou à la campagne, quelle différence… Mais nous les fabriquons en société, avec d’autres.
Le temps du chantier, cet état créatif où tout se met en branle, devient un temps privilégié. Cette étape de modification d’un paysage devient un temps des possibles. Exploitons-le, et ouvrons les chantiers !
Ouvrons-les même avant qu’ils ne commencent. Servons-nous de ces futurs évènements pour mobiliser, pour rassembler et donc pour réévaluer. Par le bouche à oreilles, par la rumeur, par des parades, par des performances artistiques, par le mythe…
Qu’on les ouvre et qu’ils deviennent des lieux d’émergences de nouveaux liens entre les hommes. Qu’ils suscitent le débat. Qu’ils servent de support à un apprentissage commun, à une éducation populaire, et soient le lit d’une culture collective. Qu’ils soient le prétexte à des rencontres et à des échanges de savoirs et de compétences. Qu’ils soient des lieux d’auto-formation, où les codes tombent et où s’effacent les traces de l’appartenance sociale. L’ingénieur a surement autant à apprendre d’un maçon que l’inverse, un avocat d’un agriculteur, un médecin d’un électricien…”

collectif ETC alterarchitectures

Texte du Collectif Etc publié dans AlterArchitectures, Manifesto, ouvrage collectif sous la direction de Thierry Paquot, Yvette Masson-Zanussi et Marco Stathopoulos, éditions Infolio, Octobre 2012.

 

Pour lire l’intégralité du texte : http://www.collectifetc.com/des-architectes-ordinaires-alterarchitectures/

roue

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *